Pour nous, chez @DoubleZero, la plus grande vertu du modèle des leaders simultanés multiples est très sous-estimée. Comme l’a expliqué notre économiste en chef @theshah39 il y a quelques semaines, il encourage organiquement la décentralisation à travers la géographie. 🧵↓
2/ Toutes les blockchains ont deux forces intrinsèquement centralisatrices. Les validateurs recherchent les mêmes centres de données bon marché et les relocalisent pour éviter de manquer le consensus. Mais il y a une troisième dimension de la géographie : les chocs d’information et l’endroit où ils se produisent dans le monde.
3/ Dans un modèle à leader unique, tout validateur veut se situer dans une zone centrale, proche de tous les chocs, donc ses blocs (en tant que leader) sont précieux. Et chaque validateur passe par la même logique et fait le même choix. L’information devient une autre force centralisatrice.
4/ Mais dans un modèle à leaders multiples, il y a une concurrence explicite. Les dirigeants qui se côtoient à Francfort ou à New York se feront concurrence en tirant parti des mêmes chocs. Mais les dirigeants qui trouvent de nouveaux terrains dans les zones frontalières peuvent à eux seuls tirer profit de ces chocs.
5/ Au fur et à mesure que nous nous développons vers de plus en plus de leaders, chacun trouve sa propre niche géographique. L’information devient une force décentralisatrice. Plutôt que d’être subventionnée par la bonne volonté de la communauté ou de sa fondation, la décentralisation à travers la géographie est directement encouragée.
6/ Cerise sur le gâteau, le système reste agile. Lorsqu’un nouveau centre financier détrône un ancien, un validateur peut déplacer ses serveurs instantanément. Les échanges financiers traditionnels, qui sont ancrés par la régulation et la présence physique, ne peuvent pas rivaliser avec cette mobilité.
7/ Les chaînes multi-leaders offrent un vent arrière intrinsèque sans subvention à la décentralisation. Lisez l'essai complet :
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